Greenpeace fait sa contre expertise du nucléaire français

L'ONG environnementale a publié lundi 20 février un rapport de 178 pages sur le Nucléaire Français faisant suite à celui publié par l'Autorité de Sureté Nucléaire. Greenpeace pointe de nombreux manquements, des approximations, des suppositions parfois très "légères" et plus généralement des scénarios souvent sous-évalués par EDF.

Greenpeace effectue une "analyse critique des évaluations complémentaires de sûreté menées sur les installations nucléaires françaises après Fukushima" concluant dans son rapport que les conclusions des précédents rapports comportent "trop de limites et de lacunes pour fonder des décisions définitives". Pour l'ONG, l'ASN a produit des préconisations manquant de précision et souvent mal étayées ne couvrant pas toutes les situations induites par un accident majeur.

Arjun Makhijani, président de l'Institute for Energy and Environnental Resarch (IEER), une Organisation non gouvernementale (ONG) américaine, et Yves Marignac, directeur de l'agence française d'information et d'études sur l'énergie Wise-Paris sont les auteurs de ce rapport. Ils ont exploité les documents remis  en septembre 2011 par EDF et par Areva, consécutifs aux tests sur la résistances des installations effectués après la catastrophe au Japon.

"les scénarios accidentels envisagés par EDF n'envisagent pas tous les développements possibles et s'appuient sur des jugements  d'ingénieurs et leur confiance dans la qualité de la conception des installations. Ils excluent les défaillances et agressions secondaires pouvant résulter d'un séisme, d'une inondation, ou d'une perte d'électricité ou d'eau de refroidissement".

Les spécialistes de Greenpeace pointent donc le doigt là où cela fait mal. A défaut d'avoir effectué un rapport rigoureux et précis, EDF et Areva ont produit des documents laissant place à l'effectif, point qu'il n'a aucunement place quand on parle de nucléaire et de sécurité des installations.