Déchets électroniques : Nouvelle directive européenne
Les déchets électroniques sont plus que jamais au centre des préoccupations du parlement européen en matière de production de déchets. Après avoir légiféré sur la réduction des consommations énergétiques des chargeurs et leur standardisation pour réduire durablement leur rejet dans la nature, l'Europe s'attaque à l'augmentation de la production de DEEE avec la multiplications des appareils électroniques mis sur le marché chaque année (tablettes, smartphones, GPS,...)
Ainsi depuis 2005, chaque état membre avait obligation d'atteindre la collecte de 4kg de DEEE par personne et par an. Cet objectif a été atteint depuis 2008 par la France (4,4kg) mais le taux de collecte de ses voisins laisse rêveur : Suède (14,8kg), Allemagne (7,8kg), Royaume-Uni (6,9kg) et Espagne (6,3kg). On peut donc facilement arriver à la conclusion que la France a encore en large marge de progression.
Désormais, les objectifs sont plus réalistes puisqu'ils s'aligne sur les volumes commercialisés portant cet objectif à 45% à l'horizon 2016 et à 65% en 2019. Mais ce qui est intéressant, c'est que désormais un commerçant (y compris les e-commerçants) auront l'obligation d'accepter le dépôt des DEEE de petite taille (quelle est cette taille ?) sans obligation d'achat d'un nouvel appareil et à leurs frais. C'est une avancée significative pour la collecte de DEEE mais dans un même temps on pourrait craindre l'augmentation des exportations des DEEE vers la Chine où tout autre pays n'imposant pas un contrôle strict sur ces déchets.
Sur ce point, des contrôles stricts devraient être effectuées sur les exportations illégales de DEEE. Mais si elles sont illégales, comment mieux les détecter ? Rien n'est dit à ce sujet. On attend d'en savoir plus pour être rassuré sur ce point.
